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Vendredi 9 octobre 2026

Saint du jour

Vert27e semaine du Temps ordinaire

Évêque de Paris, martyr (IIIe siècle)

Saint Denis

Grégoire de Tours, au VIe siècle, donne la version la plus sobre : vers 250, sept évêques sont envoyés de Rome évangéliser la Gaule. Denis reçoit Paris, alors Lutèce. Il y est décapité avec deux compagnons, le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère.

Montmartre

Le lieu du supplice, une colline au nord de la ville, a donné son nom au quartier : mons martyrum, la montagne des martyrs, selon l'étymologie retenue par la tradition chrétienne. Le corps est enterré plus au nord, à l'endroit où s'élèvera la basilique de Saint-Denis.

La légende du céphalophore

Au IXe siècle, un texte raconte que Denis, décapité, se releva, prit sa tête entre ses mains et marcha jusqu'au lieu de sa sépulture. L'image a fait fortune : elle explique la statue du portail de Notre-Dame de Paris et le mot savant de céphalophore, porteur de tête. Le même siècle a confondu, par erreur, notre Denis avec Denys l'Aréopagite converti par saint Paul et avec un auteur mystique grec ; l'histoire a depuis démêlé les trois.

La basilique

L'abbaye bâtie sur son tombeau devient la nécropole des rois de France, de Dagobert à Louis XVIII. C'est là aussi que l'abbé Suger fait construire, vers 1140, le chœur qui passe pour l'acte de naissance de l'art gothique.

Ce qu'il nous laisse

Denis est le saint fondateur de l'Église de Paris et, par sa basilique, le point de départ de l'architecture gothique. Deux héritages sans rapport, nés du même tombeau.

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Aujourd'hui dans la liturgie

Le vendredi 9 octobre 2026, l'Église célèbre saint Denis, évêque, et ses compagnons, martyrs (mémoire facultative). Cette mémoire est laissée au choix du célébrant. Là où elle n'est pas retenue, on dit la messe du vendredi de la 27e semaine du Temps ordinaire, en vert. En semaine, la première lecture suit le cycle de l'année paire. Retrouvez les lectures de la messe du jour et l'évangile du jour.

Les saints fêtés le 9 octobre

Bonne fête aux Denis, Abraham, Ghislain et Sibylle, et à tous ceux qui portent un prénom dérivé.

Les autres saints du jour

  • Saint Andronic (Ve siècle)
  • Sainte Athanasie
  • Sainte Austregilde, mère de saint Loup de Sens (VIIe siècle)
  • Saint Bernard de Rodez, abbé en Rouergue (mort en 1110)
  • Saint Deusdedit, abbé du Mont-Cassin (mort vers 834)
  • Saints Diodore, Diomède et Didyme, martyrs en Syrie (date inconnue)
  • Saint Domnin, ermite en Italie (mort en 610)
  • Saint Domnin, martyr sur la voie Claudienne (mort vers 304)
  • Saint Etienne l'Aveugle (mort en 1476)
  • Saint Gemin (mort en 815)
  • Saint Ghislain, abbé près de Mons (mort vers 680)
  • Saint Goswin (mort en 1165)
  • Saint Gunther, ermite (mort en 1045)
  • Saints Innocent et huit compagnons, martyrs de la guerre civile espagnole (mort en 1937)
  • Saint Jean de Prousse, martyr en Bithynie (XIVe siècle)
  • Saint Jean Leonardi, prêtre, fondateur des Clercs de la Mère de Dieu (mort en 1609)
  • Bienheureux Jean Lobedau (mort en 1264)
  • Saint John Henry Newman, cardinal, 38e docteur de l'Église (mort en 1890)
  • Saint Louis Bertrand, frère prêcheur à Valence, en Espagne (mort en 1581)
  • Saints Martyrs de Turón (Asturies), 1934 - 1937
  • Sainte Olle, vénérée près de Cambrai (IXe siècle)
  • Saint Pierre le Militaire (IXe siècle)
  • Sainte Publia, moniale à Antioche (IVe siècle)
  • Sainte Sara, ancien Testament : épouse du prophète Abraham (XIXe siècle av. J.-C.)

Le martyrologe en compte 3 autres ce jour-là, dont de nombreux bienheureux et martyrs.

Source : Nominis, le site des saints et des prénoms de la Conférence des évêques de France (nominis.cef.fr), qui publie la notice de chacun.

Calendrier romain et martyrologe

Deux listes se superposent quand on parle du saint du jour. Le calendrier romain général, approuvé par le Saint-Siège, fixe les célébrations que toute l'Église de rite romain fête à la messe : solennités, fêtes, mémoires obligatoires et mémoires facultatives. Il ne retient que quelques saints par mois, si bien que beaucoup de jours n'en portent aucun, et la messe suit alors le temps liturgique en cours.

Le martyrologe romain, dont la dernière édition date de 2004, est beaucoup plus vaste : il recense plusieurs milliers de saints et de bienheureux, rangés au jour de leur mort. C'est lui, avec les calendriers des diocèses et des ordres religieux, qui permet de nommer un saint chaque jour de l'année, et c'est sur lui que s'appuient les calendriers des fêtes de prénoms.

Le rang des célébrations

Une solennité, comme la Toussaint ou la nativité de saint Jean-Baptiste, a sa messe propre avec le Gloria et le Credo, même en semaine. Une fête a elle aussi ses lectures propres. Une mémoire obligatoire s'impose à toutes les communautés, mais les lectures restent souvent celles du jour. Une mémoire facultative, enfin, est laissée au choix du célébrant.

Le rang décide aussi de ce qui l'emporte quand deux célébrations tombent le même jour. Le dimanche passe avant toutes les mémoires : le 4 octobre 2026 est un dimanche, et saint François d'Assise n'y est pas fêté à la messe cette année-là.

Pourquoi un saint à une date

La règle générale est le jour de la mort du saint, que la tradition appelle son dies natalis, le jour de sa naissance au ciel. Pour les martyrs des premiers siècles, cette date était notée avec soin par les communautés locales, et ces listes sont les ancêtres du martyrologe. Quand la date de la mort tombe déjà sur une grande fête, l'Église place parfois le saint un autre jour.

Les vies de saints mêlent des faits attestés, des traditions orales et des récits légendaires. Nos fiches distinguent ce qui est établi de ce que la tradition rapporte, et elles restent accessibles toute l'année depuis la galerie des saints.